UNESSA


06/10/2016 | Documents

Un nouveau nom dans le domaine de la santé

Les coulisses sont souvent méconnues du grand public. Mais dans le domaine des soins de santé en Belgique, la concertation se situe au cœur du modèle. Un nouveau nom fait son apparition dans le paysage wallon : Unessa. Une fédération qui représente plus de 300 structures de soins.


Des hôpitaux généraux, comme Jolimont, le Grand hôpital de Charleroi, le CHC à Liège ou le CHwapi à Tournai. Des services d'accompagnement pour personnes handicapées, comme Sésame à Arlon ou L'exception à Nivelles. Des planning familiaux. Des centres spécialisés comme Le Beau Vallon à Namur ou William Lennox à Ottignies. Plusieurs dizaines de maisons de repos de Comines à Eupen… L'ensemble de ces structures de soins se rassemblent sous la bannière Unessa, Union en soins de santé.

Les plus avertis des rouages organisationnels dans le secteur connaissaient déjà les fédérations FIH (Fédération des institutions hospitalières) et Fnams (Fédération nationale des associations médico-sociales). Aujourd'hui, ces deux groupements fusionnent pour former une Union. Les maîtres-mots de la nouvelle entité: "Ensemble, on est plus fort". Ensemble, ils comptent en effet quelque 20.000 places, lits ou logements dans le domaine des soins.

Tous font partie de ce que l'on nomme le secteur privé associatif, par comparaison au secteur public et au privé commercial. Tous font face à un contexte en évolution, marqué par une pression économique croissante sur les soins de santé, mû par la nécessité d'envisager les soins de manière transversale, interdisciplinaire et non plus en silos. Tous sont contraints de faire face aussi au changement du paysage institutionnel belge.

Ainsi la récente création de l'organisme d'intérêt public Aviq (1) en Wallonie requiert une représentation des acteurs dans une série de nouvelles commissions de concertation : hôpitaux, accueil et hébergement des personnes âgées, handicap…

Outre sa mission de représentation et de défense des intérêts de ses membres, Unessa se veut aussi un lieu de dialogue, de réflexion, de prospective. Sous sa bannière, on pourra par exemple continuer à s'intéresser aux questions éthiques dans les soins de santé – liées à la robotisation, à l'art thérapie, aux modes de gestion des épidémies… – en feuilletant le trimestriel Ethica Clinica.

On pourra continuer à s'alimenter sur des débats de société. Comme cela avait été le cas par le passé, à propos notamment des formes innovantes d'habitat pour les séniors. Un enjeu majeur pour l'avenir.

par Catherine Daloze
(En marche)

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