Le secteur hospitalier dans une passe délicate


11/10/2018 | Documents

Belfius a rendu public les résultats de sa 24e étude MAHA. Ses conclusions mettent en avant une situation financière de plus en plus difficile pour les hôpitaux généraux. 

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« Au niveau agrégé, le secteur des hôpitaux généraux continue à présenter une structure bilantaire saine que ce soit en terme de solvabilité, d’endettement ou de liquidité. Les ratios bilantaires dégagés au niveau du secteur présentent toutefois de fortes disparités selon les institutions; un nombre croissant d’entre elles ayant un taux de solvabilité inférieur à 20%. Les évolutions au niveau des comptes de résultats et des indicateurs d’activité sont par contre nettement plus préoccupantes. Le résultat courant ne représente plus que 0,2% du chiffre d’affaires tandis que 39 institutions (soit plus de 40%) présentent une situation déficitaire en 2017. »
 
Lire le communiqué de presse et accéder à la présentation de Belfius.
 
Les craintes d’UNESSA quant à la santé financière du secteur dans son ensemble se voient donc vérifiées. Les économies qui lui ont été imposées ont laissé leurs traces. Quant à la situation des institutions affiliées à la fédération, elle doit encore être examinée en détails.
 
La constitution des réseaux hospitaliers loco-régionaux ne règlera pas tous les soucis financiers du secteur.  Pour UNESSA, ces réseaux seront, avant tout, des vecteurs d’amélioration de la qualité des soins. Mais, ils ne seront pas forcément une panacée pour générer des économies budgétaires, dans un premier temps du moins. Toute réforme commence par des investissements avant de porter ses fruits.
 
Pour un avenir sain des hôpitaux généraux, UNESSA plaide tout d'abord pour la levée des freins à la constitution de réseaux hybrides (associant hôpitaux publics et associatifs privés), à savoir l’adaptation de la législation réglant la gouvernance « privée » de ces réseaux mixtes.
 
Ensuite, la fédération estime que la sécurité budgétaire pour les hôpitaux est primordiale. De nouvelles économies ne sont plus possibles en leur sein. UNESSA demande que leur financement, indexé et sans révision à la baisse, soit assuré pour une période de 5 ans minimum.

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